Quelle sera la place de l’Homo Nomadus dans les années à venir ? C’est la question qui obsède bon nombre de restaurateurs qui constatent que ce dernier est aujourd’hui non seulement nomade, mais surtout « switcheur » au gré de ses envies. Le point de vente ou le restaurant ne se limite plus à une enseigne, une cantine, mais plus à une solution de restauration susceptible d’apporter une réponse à la problématique du moment. Et l’automate de devenir lui aussi une alternative en tant que solution de restauration rapide. La DA doit-elle céder aux sirènes du snacking ?
Le consommateur n’est pas un ventre à pattes
C’est le postulat de Philippe Beaumont Pagani, directeur associé du Groupe Carlin international qui, dans un article dédié au développement de la vente à emporter, ne résume pas simplement l’acte de consommation à une logique alimentaire. En effet, ce dernier voit dans le développement de la vente à emporter, un formidable réservoir de créativité pour qui saura l’exploiter.
Son analyse va plus loin, car pour lui les points de vente doivent dépasser la limite du restaurant pour développer de nouveaux modèles de lieu de vie et accompagner les clients dans leurs déplacements. Car selon lui, « le secteur de la VAE va bien au-delà du manger et du boire ; la VAE, c’est l’Humain ». Autrement dit, les enseignes et les marques vont devoir anticiper leurs nouveaux usages : restauration et nouveaux services, restauration et espaces de vie. Une logique qui pourrait tout à fait convenir à la distribution automatique sous une approche de restauration.
En effet, l’automate peut être compris comme un nano restaurant, un lieu de vente réduit à son plus simple modèle, mais susceptible d’apporter une expérience de restauration pratique.
Extrait du dossier du mois de LMDA 163




