
Ceux qui pensaient le marché français de la distribution arrivé à maturité en sont pour leur argent.
En effet, les rachats de société de gestion se poursuivent et leur rythme, comme leur intensité, gardent le tempo. La plus récente et la moins neutre sur le marché est le projet de rachat par Daltys, dont le capital a été réorganisé l’année dernière par Christophe Brancato (son fondateur) avec l’investisseur 21 Centrale Partners (fondé par Alessandro Benetton),des activités d’Evolem (April Santé) en distribution automatique à savoir les sociétés DDA, Solemco et Gobmatic.
Ce nouvel acteur ainsi constitué pèserait à lui seul 145 millions d’euros et deviendrait le troisième groupe de distribution automatique en France derrière respectivement Selecta France et Autobar Group France. La situation n’est pas pour autant figée dans la mesure où Alliance Capital, qui détient Selecta, ne cache plus son souhait aujourd’hui de revendre cette activité et a déjà cédé sa filiale italienne à IVS. Le paysage du vending reste donc mouvant car la constitution de grands groupes de taille nationale change la donne. Pourquoi ne pas envisager le rachat de certains groupes nationaux par des acteurs de l’industrie agroalimentaire ? Ces derniers apporteraient une vision stratégique à plus long terme que des fonds de pensions plus propices à la revente une fois que l’opportunité de réaliser une bonne opération financière se présente. Cette éventualité leur permettrait aussi, dans un contexte de crise, d’acquérir des parts de marché significatives leur permettant de revendre leurs produits et d’avoir un accès direct aux consommateurs ce qui, avec les gestionnaires indépendants, n’est pas le cas à l’heure actuelle sur le marché de l’Europe occidentale….
Mais la concentration concerne aussi les niveaux intermédiaires et locaux. Dans un contexte de crise le rachat des sociétés locales par des régionaux présente aussi l’opportunité de faire main basse sur des parts de marché de manière plus rapide que par un développement de l’activité par croissance interne, tout en étendant les zones de couvertures. Ainsi dernièrement Dallmayr a racheté quatre intervenants du sud est. A Toulouse c’est Sodex qui effectue le rachat amical de Sedicoa Gestion et qui montre que les indépendants ont encore des potentiels à exploiter… Qui pense encore que la DA est un métier qui ne bouge pas ?




